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Comment l’eau minérale peut devenir un poison…

 Vous le savez, le corps humain est composé à 60% d’eau, et ce chiffre résume à lui seul l’importance et la nécessité d’apports hydriques suffisants. Il se vend ainsi, en France, environ 8 milliards de litres d’eau minérale naturelle par an, un chiffre en légère mais constante régression en raison de la baisse du pouvoir d’achat. Cela reste toutefois une valeur élevée, alors pourquoi un tel engouement malgré un prix 100 à 200 fois supérieur à l’eau du robinet?

Nous sommes encore une fois victimes du puissant lobbying publicitaire de grandes sociétés tels que Danone (Evian, Hépar, Badoit, Volvic entre autres) et Nestlé (Perrier, Contrex et Vittel), qui sont d’ailleurs les mêmes qui s’échinent à nous gaver de lait et de blé ! Elles ont bien compris tout l’intérêt (pour elles) qu’il y avait à mettre en avant les bienfaits supposés de l’eau,  jouant sur la pureté qu’elle symbolise. Celle-ci se retrouve ainsi douée de vertus toutes plus incroyables les unes que les autres. Citons pêle-mêle ses capacités supposées à éliminer les toxines, à affiner la ligne, à fortifier les os, ou encore à déconstiper. Ce serait faire abstraction de plusieurs facteurs.

S’il est reconnu que l’eau minérale provenant directement de la source possède de réelles propriétés, différentes selon leur composition, il n’en va pas de même avec celle qui sort de la bouteille plastique achetée au supermarché ! En effet, de l’embouteillage à la consommation, l’eau subit de nombreuses transformations dues notamment aux conditions de transport et de stockage qui ne respectent pas sa fragilité face à la lumière et à la chaleur, de même qu’à la pollution électromagnétique. Et cette fragilité est proportionnelle à sa richesse en minéraux. De nombreux tests démontrant cet état de fait ont été réalisés, citons l’exemple de la St-Yorre qui, de la source à l’ouverture de la bouteille, passe d’un pH de 6,5 à 8 (devenant ainsi basique et non plus acide), et d’un potentiel réducteur à un potentiel oxydant. Nous reviendrons plus loin sur les conséquences de ces changements.

On essaye donc de nous faire croire (et on y arrive bien souvent !) que boire telle ou telle eau minérale a valeur de cure thermale. On vient déjà de voir que la composition varie totalement et il ne faut également pas oublier qu’une telle cure ne se fait que sous prescription médicale, en cas de pathologie bien précise et sur une durée définie ! Ce n’est pas un acte anodin, tout comme il n’est pas sans conséquence de boire une eau fortement minéralisée. Nous allons ainsi nous arrêter sur les connaissances actuelles en matière de bioélectronique de l’eau, une science méconnue (étouffée ?) en France.

Cette technique physico-chimique mise au point en 1948 par Louis-Claude Vincent, un ingénieur hydrologue, nécessite la mesure de trois paramètres qui permettent de définir la qualité d’une solution aqueuse bien mieux qu’une simple étude chimique ne tenant pas compte de la dynamique. Ces trois paramètres sont le pH qui mesure l’acidité (de 0 à 7) ou la basicité (de 7 à 14), le rh2 qui renseigne sur le potentiel réducteur (de 0 à 28) ou oxydant (de 28 à 42), et  enfin le rhô qui témoigne de la capacité conductrice ou isolante et qui est directement corrélé à la teneur en minéraux.

La bioélectronique va ainsi bien plus loin que les simples normes officielles qui rendent les eaux impropres à la consommation ou au contraire potables. Il s’agit ici de prendre en compte, on l’a vu, la dynamique de l’eau, sa vitalité, et donc les effets qu’elle produit dans le corps, car ce n’est pas une matière inerte ! De nombreuses études ont permis de déterminer les critères qu’une eau doit respecter afin de satisfaire au bon fonctionnement d’un organisme sain (cette précision est importante, toute dysfonction nécessitant un examen particulier et des solutions provisoires adéquates).

Le pH idéal se situe entre 6 et 7, c’est à dire légèrement acide, favorisant le développement de bactéries utiles tout en limitant la prolifération de mauvais germes intestinaux.  Au passage petit aparté sur l’acidité. En effet il faut bien distinguer le goût acide d’un aliment, son acidité et son caractère acidifiant. Ainsi un aliment dit acide quand il pénètre dans l’organisme va en réalité apporter des minéraux et donc participer au maintien d’un pH idéal, au contraire d’un aliment acidifiant dont le produit de dégradation est un acide qui va entrainer une perte de minéraux dans le but de le neutraliser. Tout est une question d’équilibre, or notre mode de vie, de par la prédominance des produits animaux et la faible part des fruits et légumes,  entraine généralement une acidification corporelle et donc une déminéralisation.

Le rh2 devrait quant à lui être réducteur et donc inférieur à 28 ceci afin de contribuer à lutter contre l’oxydation et le cortège de dégénérescences qui lui sont associées. En effet, une eau oxydante, qui va donc capter les électrons des éléments qui l’entourent, va perturber en cascade toute la chimie corporelle et entrainer diverses pathologies. De plus, les virus se développent de préférence dans un milieu oxydant. Ainsi, l’eau chlorée, si elle permet de lutter contre les bactéries (d’ailleurs au détriment de la flore intestinale), est favorable à la prolifération des virus.

Le tube digestif lui-même est légèrement acide et réducteur, une eau respectant ces caractéristiques est donc bénéfique et favorable à la bonne marche du transit. Il est d’ailleurs recommandé de boire un grand verre d’eau trente minutes avant les repas.

Dernier paramètre, le rhô, qui mesure la conductivité de l’eau et donc sa teneur en minéraux. Et ce n’est pas le moins intéressant des paramètres ! Contrairement à ce qu’il est couramment admis, seul 1% des minéraux présents dans l’eau sont assimilables par l’organisme. Il faut savoir que l’homme est hétérotrophe, contrairement aux végétaux qui sont autotrophes, ce qui signifie que nous ne savons pas assimiler les minéraux inorganiques contenus dans l’eau. A l’inverse, les végétaux en sont capables, et les rendent organiques, nous permettant ainsi à notre tour de les assimiler lorsque nous en consommons. Finalement, et comme d’habitude,  la nature est bien faite !

L’eau doit donc être très résistance, ce qui signifie faiblement minéralisée. La consommation excessive d’une eau trop riche peut avoir des conséquences sérieuses dues à l’accumulation des ces minéraux dans l’organisme. Les émonctoires (foie, et reins notamment) vont être excessivement sollicités pour les éliminer, les détournant ainsi de leurs tâches habituelles, et pouvant entrainer une fatigue chronique. Lorsque ces organes sont débordés, les minéraux vont se stocker un peu partout dans le corps, notamment dans les muscles, les tendons ou les reins, avec un risque de calculs.

Au passage, voici une petite astuce de naturopathe permettant de lutter contre cette surcharge électromagnétique : accordez vous régulièrement une petite marche pieds nus dans l’herbe humide, cela agira comme une prise de terre et limitera les « coups de jus » intempestifs !

Pour conclure, il faut se souvenir des rôles principaux de l’eau, hydrater et éliminer. Toutes les réactions qui se déroulent en permanence dans l’organisme ne peuvent se faire que si l’état d’hydratation est optimal, il est donc important de veiller à satisfaire ses besoins en eau. Et pour citer Louis-Claude Vincent : « l’eau sert plus par ce qu’elle emporte que par ce qu’elle apporte. » Inutile donc (au contraire on l’a vu) de chercher des vertus qui n’existent pas, le mieux est ici aussi l’ennemi du bien !

Concrètement, buvez une eau légèrement acide, réductrice, et très peu minéralisée. Vous trouverez quelques exemples dans les articles que nous avons mis en lien au bas de cette page.

Encore une fois ne culpabilisez pas en buvant de temps à autres un verre d’eau gazeuse fortement minéralisée, ces quelques écarts viendront se noyer dans un organisme amplement capable d’absorber cet excédent !

 

 

Pour ceux qui veulent aller un peu plus loin et approfondir leurs connaissances, voici quelques sites intéressants :

 

http://dbloud.free.fr/eaux.htm

http://www.viveleau.com/documentation/Principes-BEV.pdf

http://www.seneve.be/eau.htm

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