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Le stress: une histoire d’hormones


Le « stress » englobe deux phénomènes : le facteur extérieur qui agit sur nous, et notre propre réaction en réponse. Ponctuellement, il est nécessaire et même vital (c’est l’instinct de survie), installé durablement, il est néfaste. En effet, l’adaptation hormonale à cette agression nous place dans une situation de « sur-activité ». Il en découle une phase de dépression (au sens large du terme, psychologique mais aussi immunitaire notamment). La dépression sera d’autant plus sévère que la période de stress est longue et intense. C’est le stress chronique.

Le sport lutte contre le stress

En quoi le sport peut-il nous aider à lutter contre cette maladie dite moderne (bien qu’ancestrale) ? Et bien il s’avère qu’il a une influence considérable sur la production hormonale. Et une influence positive !
Entre 6h et 8h du matin, le taux de cortisol atteint son pic, ceci pour signifier à notre organisme qu’il est temps de se mettre en action. C’est l’hormone du stress : elle va augmenter la température corporelle et activer la dégradation des substrats énergétiques (sucres, graisses et protéines). Il faut fournir de l’énergie à un corps qui sort d’une longue période d’inactivité et de jeûne. Pourquoi ne pas profiter de ce laps de temps pour partir trottiner ? Une petite activité physique placée avant le travail va augmenter les effets du cortisol en favorisant l’élévation de température. En retour celui-ci va permettre une plus grande consommation d’acides gras. C’est du donnant-donnant !

D’autres hormones vont être boostées

Les conséquences hormonales d’une bonne demi-heure de gesticulation matinale ne s’arrêtent cependant pas là. D’autres hormones vont être « boostées », comme la sérotonine (anti-dépressive et régulatrice du sommeil), la dopamine (active sur l’augmentation de la vigilance et la diminution de la sensation de fatigue, ce qui est plutôt pratique avant d’affronter une journée de travail) et encore des fameuses endorphines. Ce sont elles qui procurent cette douce sensation de bien-être post- effort et post-orgasme). Ainsi une régulation hormonale naturelle, se crée rapidement. Elle est capable d’éveiller le corps et l’esprit pendant journée. Elle entraîne une saine fatigue le soir, ce qui sera le gage d’un endormissement précoce. (Les premières heures de sommeil sont les plus efficaces en terme de régénération).

S’il faut une dose non négligeable de courage pour se réveiller plus tôt, les quelques minutes d’hésitation sous la couette sont vite balayées par les effets durables de la culture physique matinale.

 

Par Erwann Menthéour

erwann-mentheour

Et pour aller plus loin …
Auteur de cet article, Erwann Menthéour est aussi un ancien cycliste professionnel, créateur de la méthode de coaching en ligne Fitnext.

Vous pouvez suivre ses nombreux conseils sur son site, et retrouver la forme et la santé avec un programme personnalisé.


3 thoughts on “Le stress: une histoire d’hormones

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