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Les produits light nous empoisonnent

En février 2013, l’EFSA (Agence Européenne de Sécurité des Aliments) a rendu public les résultats d’une consultation européenne sur l’aspartame. La consultation avait été lancée parce que dans le monde entier, des gens exprimaient l’opinion que l’aspartame est dangereux. Des études cliniques ont montré que c’était un produit néfaste et cancérigène, mais les autorités continuent d’assurer que sa consommation est sans risque, se basant sur des chiffres fournis par l’industrie agroalimentaire en 1973. En réalité, aucune étude n’a jamais prouvé que l’aspartame favorisait la perte de poids, loin de là. Qu’en est-il réellement des conséquences de ces erzats sur notre santé ? Prenons-nous des risques en les consommant ? Ici je vous explique pourquoi tous les produits light sont totalement exclus des menus Fitnext.

 

Chaque fois que je commence une collaboration avec un coaché, je fais un état des lieux de ses habitudes alimentaires pour comprendre ce qui ne fonctionne pas. En général, je commence par lui demander d’éliminer tous les produits transformés (raffinés par l’industrie agro-alimentaire) de son alimentation, et de ne plus consommer que des produits nobles, c’est à dire des produits pour lesquels notre corps est conçu.

Une bonne fois pour toute,  souvenez-vous que notre code génétique est le même (à peu de choses près) que celui de notre ancêtre préhistorique. Or notre alimentation s’est plus modifiée au cours des 60 dernières années que lors des 2 millions d’années précédentes.

Il y a quelques mois, je rencontrai Karine, 25 ans qui faisait appel à moi pour perdre du poids après avoir testé tous les régimes en vogue. En surcharge d’une petite quinzaine de kilos depuis son adolescence, elle était devenue une fervente adepte des produits light : sodas, plats préparés, céréales, barres énergétiques et chewing-gums. Ce qui, m’avoua-t-elle plus tard, la déculpabilisait beaucoup en ce qui concernait le reste de son fond nutritionnel. Son anecdote du fast-food hebdomadaire – un Menu XL, frites, double cheese, mayo… le tout inexorablement arrosé d’un demi litre de cola light – finit de me convaincre qu’elle était accroc aux édulcorants. Elle y était accroc physiquement et pire… psychologiquement. Comme beaucoup d’entre nous, d’ailleurs.

Non seulement, l’aspartame agit sur le corps comme une drogue dure* mais en plus, l’image du produit est tellement bien pensée et marketée que nous ne nous demandons même plus si nous avons un quelconque intérêt à le consommer.

Comment fonctionne l’aspartame ?

 

Je ne pense pas vous apprendre grand-chose en précisant tout d’abord que ces édulcorants de synthèse n’ont aucune valeur nutritionnelle ou énergétique : ce sont des molécules chimiques ayant la particularité d’avoir une puissante action sucrante artificielle.

Sachez que dès que cette saveur sucrée est perçue par les récepteurs qui tapissent notre tube digestif, le cerveau enregistre l’information et prépare les cellules à recevoir ce carburant… qui, dans le cas de l’aspartame, n’arrive jamais. Or, l’organisme avait déclenché une production d’insuline pour réguler cet excès fictif de sucre.

Il se retrouve donc à réguler une glycémie qui n’a, en réalité, jamais augmenté. Or l’organisme ne supportant pas un taux de sucre insuffisant dans le sang va mettre en place des systèmes de défense pour avertir qu’il est en danger, qu’il a un besoin urgent de sucre et qu’il sera bientôt en panne d’énergie. Ces hypoglycémies réactionnelles engendrent  de furieuses pulsions sucrées. Notez aussi, que l’insuline favorise, de surcroît, le stockage des graisses. Par ailleurs,  l’aspartame qui procure une saveur sucrée équivalente sans apport calorique, n’apprend pas au sujet à diminuer sa «dépendance » au sucre, au contraire, et il a été prouvé que cela favorisait l’obésité.

 

L’aspartame, attention danger !

 

Pour la petite histoire, de nombreux soldats américains présentaient de violents symptômes pendant la guerre du golfe directement lié à la consommation d’Aspartame. En effet, plusieurs milliers de palettes de boissons « diet » avaient été envoyées aux troupes stationnées dans le Golfe et avaient été stockées durant des semaines sur des palettes sous le soleil d’Arabie. A partir de 30 °C, l’aspartame libère du méthanol (une substance hautement neurotoxique). Les GI’s envoyés dans le Golfe en buvaient toute la journée…

Rien d’étonnant à cela, pour comprendre combien l’aspartame est nocif pour l’organisme, il suffit de s’arrêter quelques instants sur sa composition. L’aspartame est composé de phénylalanine (50 %), d’acide aspartique (40 %) et d’ester de méthyle (10 %) qui se transforme rapidement en alcool méthylique après ingestion. Suite à leur dégradation métabolique, ces molécules se transforment en plusieurs sous-produits neurotoxiques, dont le formaldéhyde (ou méthanal, ou aldéhyde formique) qui entraînent la mort des cellules synaptiques (terminaisons qui transmettent l’influx nerveux dans le cerveau) par sur-stimulation, un peu comme le fait la cocaïne*, et induisent une grave dépendance avec phénomène de sevrage intense pour les grands consommateurs d’aspartame qui tentent d’arrêter d’en consommer. Il existe d’ailleurs 7 cliniques de désintoxication à l’aspartame dans le monde mais aucune en Europe, intéressant, non ?

La commercialisation de l’aspartame, une sombre histoire !

L’aspartame fut découvert par hasard en 1965 par un chercheur de la société SEARLE et reçut l’agrément commercial le 26 juillet 1974. Deux mois plus tard, d’éminents scientifiques (Olney et Turner) émirent une série d’objections : ils avaient découvert que des animaux de laboratoires développaient des crises d’épilepsies et des tumeurs cancéreuses après consommation d’aspartame ! Dès le mois de décembre 1974 la FDA (l’équivalent du ministère de la santé aux USA) décida de suspendre l’autorisation de mise sur le marché. L’aspartame tomba aux oubliettes pendant 6 années… puis resurgit subitement à l’élection de Ronald Reagan à la maison blanche. Celui-ci, proche de Donald Rumsfeld, le patron de SEARLE qui devint ministre de la défense sous l’administration Bush,  décida de démettre l’ancien commissaire de la FDA, responsable du blocage et de le remplacer par un certain docteur Hayes, beaucoup plus complaisant.  Malgré un avis défavorable de la nouvelle commission, Hayes autorisa l’incorporation de l’aspartame dans les boissons gazeuses, et ce, juste avant son départ… pour SEARLE, qu’il rejoint en tant que responsable des relations publiques !!! Dernière information totalement ahurissante : En 1993, la FDA décida d’autoriser l’incorporation d’aspartame dans de nombreux produits alimentaires chauffés au-delà de 30°, ce qui rend l’aspartam neurotoxique comme évoqué plus haut. Selon le « Adverse Monitoring System » service très officiel de la FDA chargé de recueillir les plaintes des consommateurs en matières d’alimentation enregistrées sur l’ensemble du territoire américain, l’aspartame représentait, à lui seul, plus de 75% des réactions défavorables enregistrées en 1994 ! Pour information, le marché des édulcorants rapporterait un peu plus d’1 milliard par an aux industriels.

Karine, en plus de sa surconsommation aux produits light, m’avait aussi fait part de ses maux quotidiens, migraines, douleurs articulaires et insomnies… autant de symptômes ressentis par les soldats américains en Irak.  6 semaines après avoir éliminé totalement les édulcorants de son alimentation et rééquilibré la qualité de ses apports nutritionnels, Karine avait perdu 8 kilos et ses troubles avaient disparus. Alors, toujours accroc au light ?

 

Par Erwann Menthéour

 

 

*L’aspartame (E 951) fait partie de la triste famille des excitotoxines,

Ces excitotoxines sont neurotoxiques, c’est-à-dire qu’elles ont la triste capacité de détruire rapidement les neurones de notre cerveau en les excitant jusqu’à ce qu’ils explosent comme l’a expliqué l’éminent neurochirurgien et nutritionniste américain, le Dr Russell Blaylock dans son livre : « Excitotoxins, The Taste that Kills » en 1994 (« Excitotoxines : le goût qui tue »), livre sur l’aspartame et le GMS qui sera peut-être bientôt traduit en français).

 

 

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