5 questions pour tout comprendre sur le bio

Depuis plus d’une vingtaine d’années, les produits biologiques ont investi les rayons de nos supermarchés et l’offre est désormais réelle. Des fruits et légumes aux plats préparés, en passant par les yaourts, le sucre, la viande ou encore le pain, il est aujourd’hui possible de manger 100 % bio. Mais quel est l’intérêt de ce mode de culture et, par voie de conséquence, d’alimentation ? Comment choisir vos produits bios ? Faut-il forcément dépenser plus pour consommer des aliments issus de l’agriculture biologique ? Fitnext fait la lumière sur cette manière de se nourrir, et plus largement de vivre, qui attire chaque jour de nouveaux consomma(c)teurs.

En quoi consiste l’agriculture biologique ?

L’agriculture biologique est un mode de production agricole dont le principe fondateur est ultra simple : les cultures (bien évidemment non OGM) ne doivent jamais êtres traitées avec des produits chimiques de synthèse comme cela se fait dans l’agriculture conventionnelle/intensive. Exit donc les pesticides, les engrais, les hormones, les insecticides et tous les produits qui agressent les sols et la terre. Les agriculteurs ne peuvent utiliser que des méthodes naturelles pour cultiver leurs productions (utilisation d’insectes, de produits autorisés comme les engrais verts ou le compost). L’objectif est de respecter l’environnement, préserver les ressources naturelles et offrir aux consommateurs des aliments vivants, de meilleure qualité et donc bénéfiques pour la santé.

Ce qui est vrai pour la culture des fruits, des légumes ou encore des céréales l’est aussi pour l’élevage. Une viande estampillée « bio » est issue d’un animal qui a été élevé dans de bonnes conditions, plus respectueuses de la vie animale : accès aux pâturages, espace suffisant pour les animaux, nourriture saine (herbes et céréales bio) et utilisation de médicaments très réglementée (notamment pour les antibiotiques). Pour la viande, l’élevage bio a pour conséquence de demander plus de temps pour amener un animal à maturité. Pour les cultures, les rendements sont généralement moins importants.

Quel est l’intérêt de l’agriculture biologique ?

Vous êtes nombreux à vous poser cette question. Le bio a-t-il vraiment un intérêt pour le consommateur. La réponse est oui ! Si les avantages de cette méthode de culture et d’élevage a, comme nous venons le voir, un impact positif sur l’environnement et les sols – ce qui est primordial – pour la santé des consommateurs, l’intérêt est tout aussi grand. Imaginez : si un cultivateur utilise de nombreux produits phytosanitaires pour traiter ses pommiers contre les insectes et les maladies, les fruits vont les absorber pendant toute leur croissance. Car, on ne va pas se mentir, la peau des pommes de va pas agir comme une barrière étanche qu’il suffira de passer à l’eau claire ou de retirer pour s’assurer de manger un fruit sain.

Le problème est, qu’à long terme, en absorbant quotidiennement de petites quantités ça et là de produits toxiques, votre organisme va s’encrasser. Par ailleurs, il faut savoir que les produits chimiques font perdre aux aliments leur qualité nutritionnelle. La valeur des aliments a drastiquement chuté au cours du siècle passé. Ainsi une pêche des années 1950 contenait environ 26 fois plus de vitamine A qu’une pêche d’aujourd’hui. Une étude publiée en juillet 2014 a également montré que les aliments à base de plantes cultivées biologiquement contiennent jusqu’à 60 % d’antioxydants essentiels de plus que pour les aliments issus de cultures conventionnelles.

Enfin, preuve que les produits phytosanitaires sont préjudiciables pour le corps humain, il faut garder à l’esprit que de nombreux d’agriculteurs ont subi de graves problèmes de santé, étant les premiers au contact de ces produits. A l’instar, par exemple, des producteurs antillais de bananes chez lesquels les cancers de la prostate sont particulièrement nombreux.

Quels sont les labels qui attestent du bio ?

Il y a tout d’abord les deux principaux labels qui respectent un cahier des charges précis édicté par l’Union européenne : le logo AB, qui fut créé en 1985, et, depuis 2010, un nouveau logo européen, une feuille étoilée sur fond vert. En parallèle de ces deux labels officiels, il en existe d’autres mis en place par des organismes privés et qui répondent donc des cahiers des charges différents mais tout aussi scrupuleux dans les critères. Parmi ceux-là, on retrouve le label « Demeter » qui atteste des principes de l’agriculture biodynamique, allant ainsi plus loin que le label AB. Il existe également « Nature et Progrès ». Ce label ne demande pas la certification AB à ses producteurs et repose sur un système participatif de garantie, animée par des producteurs et des consommateurs.

Enfin, en réaction aux nouveaux critères fixés par l’Union européenne, des acteurs de la filière bio ont décidé de créer un label plus sélect : Bio Cohérence. Celui-ci ne labellise que des produits déjà estampillés AB, mais avec des critères supplémentaires : mixité des productions bio et non bio est interdite, seuil minimum de contamination par les OGM est limité à 0,1 % et alimentation des herbivores produite à 80 % sur l’exploitation.

Le bio est-il forcément plus cher ?

Si pour une liste de courses similaire vous comparez les tickets de caisse d’une grande surface et d’une boutique bio, le premier sera forcément moins élevé que le second. Dans ces conditions, les consommateurs sont nombreux à considérer le bio comme un luxe qu’ils ne peuvent financièrement se permettre. Mais soyons honnête : consommer bio signifie consommer autrement. Il faut bien évidemment, pour les fruits et légumes, respecter le principes des saisons afin d’effectuer des achats au meilleur prix mais cela n’est pas suffisant.

Les adeptes du bio font généralement le choix de diminuer leur consommation de viande et de remplacer une partie des protéines animales par des protéines végétales concrètement moins onéreuses. Les Fitnextiennes et les Fitnextiens le savent : il suffit de remplacer un morceau de viande par un mélange de légumineuse et de céréales complètes (riz complet + lentilles ou pâtes complètes + fèves, etc …) pour faire le plein de protéines à un coût tout à fait accessible.

Autre solution pour dépenser moins tout en consommant bio : cuisiner. Les plats préparés et les produits transformés industriellement coûtent chers. Les aficionados du bio ont donc tendance à préférer les produits bruts qu’ils cuisinent eux-mêmes. La sauce tomate, la compote, les pizzas ou encore les biscuits sont des aliments à la portée de tous les cuisiniers/cuisinières néophytes. Et la satisfaction qu’on peut en retirer est grande ! Enfin, la philosophie du consommateur bio implique généralement de manger moins en quantité, malbouffe et surbouffe étant les deux mamelles d’une mauvaise alimentation.

Est-il préférable de manger bio ou local ?

Du bio qui vient parfois de loin. Des produits locaux qui ne sont pas bio. De ces deux démarches, laquelle choisir ? Chez Fitnext, on serait tenté de vous répondre : « les deux, mon capitaine ! ». Le bio, vous l’avez désormais compris, a de réels avantages tant sur la santé du consommateurs que sur la protection de l’environnement et le bien-être des cultivateurs. Le problème est qu’il est aujourd’hui possible de déguster des mangues bio de Thaïlande, des ananas bio de Côte d’Ivoire, de la banane bio du Cameroun ou encore des avocats bio du Brésil. Cela implique un transport long (par avion ou par bateau), coûteux et extrêmement polluant.

La démarche « locavore » est donc tout à fait intéressante. Elle est aujourd’hui prônée par de nombreux acteurs de l’alimentation comme, par exemple, La Ruche qui Dit Oui et, plus largement, toutes les AMAP (associations pour le maintien d’une agriculture paysanne). Notez par ailleurs que le principe d’une consommation locale va la plupart de temps de pair avec une consommation en circuit court, c’est-à-dire qui réduit le nombre d’intermédiaires et, par voie de conséquence, profite plus aux producteurs. Tout le monde y gagne. Et si, en plus d’être locale, la production est bio, alors tout le monde est gagnant !

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