Le sucre, un ami qui vous veut du mal…

Le sucre n'est pas bon et il vous fait du mal

Le sujet est encore tabou, mais la vérité est pourtant là : les maladies liées à notre (mauvaise) hygiène de vie (obésité, diabète, cholestérol, cancer, etc.) tuent plus que le SIDA, les drogues et les accidents de la route réunis ! La raison de cette discrétion? Le lobbying ! Qu’importe la santé, seul compte l’argent, et l’industrie agro-alimentaire tout autant que sa consœur du tabac pèse de tout son poids (et c’est du lourd) pour anéantir à grands coups de milliards toute tentative de législation trop sévère à son encontre.

Sur le banc des accusés, le sucre.

Celui que l’on met dans son café comme celui qui compose notre baguette, nos corn flakes, et même nos pâtes. Peu importe la source ou presque, les dégâts occasionnés sont similaires. D’abord une hyperglycémie (taux de sucre dans le sang trop élevé), puis, en réponse, une hypoglycémie (trop bas cette fois). Et qui dit hypoglycémie dit…envie de sucre ! Bref le sucre appelle le sucre, le serpent se mord la queue, et le diabète rôde.

Pourquoi maintenant plus qu’avant, et pour quelles conséquences ?

Plus qu’avant (et moins qu’après ?) pour de basses raisons économiques. Les produits raffinés se conservent en effet plus longtemps que leurs collègues bruts, et cette particularité intéresse évidemment les avides industriels qui se sont ainsi engouffrés dans le raffinage des céréales. De plus, ce processus dévitalise (en même temps qu’il les décolore) les aliments qui arrivent dans nos assiettes. Adieu protéines, fibres, vitamines et autres minéraux et oligo-éléments. Débarrassés de ces nutriments essentiels, et notamment des fibres, les sucres contenus dans les céréales vont pénétrer massivement et rapidement dans l’organisme, affluer dans le sang et donc provoquer une hausse importante de la glycémie.

Même causes, mêmes effets, pour le sucre tel qu’on l’entend classiquement : le sucre de table, devenu blanc et vide. D’ailleurs même roux ce n’est autre que du saccharose, c’est-à-dire un mélange de glucose et de fructose. Le glucose est le seul sucre dont notre corps peut se servir directement comme carburant, les autres devant subir diverses transformations. Le fructose est quant à lui le sucre que l’on retrouve dans les fruits à l’état brut, mais raffiné, il provient souvent de la canne, de la betterave, ou du maïs. Ne passant pas par la même voie que les autres sucres il n’influence pas la glycémie, et, comme son pouvoir sucrant est élevé, cela l’a rendu très populaire. Jusqu’au jour où ses défauts ont dépassé ses qualités. Sorti de son contexte (le fruit), ce sucre n’est pas vraiment reconnu comme tel et n’agit que très peu sur la satiété. Pire, le fructose ne pouvant être stocké dans le foie ou les muscles comme son collègue le glucose (sous forme de glycogène), son surplus inutilisé tend à se transformer assez rapidement…en graisse ! On le soupçonne même de favoriser le diabète, c’est dire le retournement de situation. Mais alors pourquoi une telle abondance dans nos aliments ? C’est simple, il n’est pas cher ! La surproduction de maïs américain subventionné se termine ainsi souvent en sirop (mélange glucose/fructose ici aussi, mais enrichi en fructose par rapport au saccharose).On en trouve quasiment partout, surtout dans les produits de ceux qui subventionnent la culture du maïs. Ainsi, les boissons gazeuses au cola, comme les barres chocolatées qui aident à repartir, regorgent de cette bombe à retardement dont la courbe de consommation se superpose à celle de l’obésité.

Pompe à insuline : facteur majeur

Un petit aparté pseudo-scientifique s’impose. Pour comprendre les effets du sucre sur notre organisme, il nous faut saisir l’importance d’une hormone clé : l’insuline. Cette dernière est produite par le pancréas en réaction au taux de sucre dans le sang (la glycémie). Ainsi, après un repas riche en sucre, ce taux augmente et, en réponse, une forte quantité d’insuline va être sécrétée. Elle va principalement faciliter l’entrée du glucose dans les cellules musculaires en augmentant le nombre de récepteurs, ce qui va faire chuter la glycémie. Elle a cependant bien d’autres caractéristiques, toutes anabolisantes (c’est-à-dire favorables à l’assimilation des molécules fournies par l’alimentation). Elle entraîne le stockage sous forme de glycogène du glucose qui vient de pénétrer dans la cellule. Elle favorise l’absorption des acides aminés et stimule la synthèse des protéines. Au niveau des cellules adipeuses, elle va là aussi améliorer l’intrusion des molécules de  glucose pour qu’elles s’y transforment en molécules de glycérol phosphate (sur lesquels vont se fixer les acides gras libres pour devenir des triglycérides). En bref, insuline signifie stockage et synthèse. Ce qui est nécessaire, tant que cela reste raisonnable et sous contrôle ; pour avoir des réserves énergétiques en prévision d’une compétition ou pour prendre de la masse musculaire par exemple (l’insuline est d’ailleurs une substance dopante).

C’est justement là qu’interviennent les sucres raffinés  ! Leur arrivée en bloc dans le sang, on l’a vu, fait monter très vite et très haut la glycémie, ce qui va inciter le pancréas à produire beaucoup d’insuline. Avec un risque d’hypoglycémie réactionnelle et les conséquences qui en découlent : trouble du comportement, incapacité à exécuter une tâche ou à raisonner correctement. Les mêmes symptômes qu’un déficit en sucre (par exemple après un effort physique important), alors même que les cellules en sont remplies ! Ça, c’est pour le court terme, pas très grave en soit dans la plupart des cas. La répétition de ce phénomène va cependant avoir des répercussions bien plus néfastes. En effet, les cellules vont devenir de moins en moins sensibles à l’insuline et le pancréas va donc devoir en produire de plus en plus pour une même tâche (c’est l’accoutumance). Et qui dit plus d’insuline dit plus de stockage de graisse si l’apport de sucre est conjugué à une forte présence d’acides gras (ce qui est souvent le cas). Jusqu’à ce que le pancréas ne puisse plus suivre la cadence et s’épuise, provoquant une hausse permanente de la glycémie. Ainsi naît le diabète de type 2 (le 1 étant génétique), autrement nommé insulino-résistant.

Les résistants à l’insuline

On soupçonne également les adipocytes, ou cellules adipeuses, d’être capables de libérer des hormones elles aussi impliquées dans la résistance à l’insuline. C’est le cercle infernal qui conduit à ce que l’on appelle le syndrome métabolique. Ce n’est pas vraiment une maladie, plutôt un ensemble de signes physiologiques qui accroissent le risque de maladies cardiaques, d’accidents cardio-vasculaires, et de diabète. Pour être considéré comme atteint par ce syndrome il faut remplir au moins trois des cinq critères suivants : embonpoint abdominal, taux élevé de triglycérides sanguins, hypertension, faible taux de bon cholestérol, et glycémie élevée. A la lumière des éléments énumérés plus haut, on comprend vite le rôle du sucre dans cette descente aux enfers !

Le sucre, source de dommages collatéraux

Pour finir cette diatribe sur le sucre, notons encore quelques-uns de ses dommages collatéraux, notamment sur nos intestins. Il peut être source de constipation et du développement de mauvaises bactéries qu’il nourrit,de champignons, d’inflammations , et plus grave, de cellules cancéreuses. Les intestins vont devenir perméables laissant ainsi passer dans l’organisme de nombreuses molécules n’ayant rien à y faire. Le système immunitaire va ainsi être fortement sollicité pour les neutraliser. Premier problème, ce système est fortement dépendant du bon état de cette flore intestinale. Deuxième problème, le glucose est en concurrence avec l’indispensable vitamine C pour entrer dans la composition des globules blancs (ceux qui sont censés neutraliser). Le sucre crée donc des problèmes dont il entrave en plus la résolution ! Dernier point, présent en excès dans l’organisme le sucre va se lier anarchiquement à des protéines, c’est la glycation. Ces assemblages vont se balader librement et entraîner  le vieillissement prématuré de tous les tissus. Beau programme en perspective!

Alors que faire contre ce monstre pernicieux, ce vilain sucre qui stimule la production de dopamine et nous conduit à l’addiction au même titre que n’importe quelle drogue ? Adopter une alimentation saine ! Ce sont mêmes les recommandations officielles qui le disent, car cela réduit tous les risques du syndrome métabolique. Il est également préconisé d’y associer de l’activité physique qui permet une meilleure utilisation du glucose et une amélioration de la sensibilité à l’insuline, en dehors de la perte de poids évidemment. Incroyable, il y est même question d’approche holistique de la santé !

Ce qui n’est pas sans rappeler la méthode Fitnext…

Le plus efficace des coachings commence ici

Choississez votre objectif, suivez votre programme et obtenez des résultats.