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Viande : terrain miné !

viande terrain mine

« Mangez de la viande, c’est bon pour la santé ! » Qui n’a pas déjà entendu cette phrase ? Pourtant, ce n’est pas si simple. S’il ne s’agit en aucun cas de tirer à boulets rouges sur la viande, et de l’éliminer totalement de nos menus quotidiens, il convient de connaître les risques d’une consommation excessive de produits carnés. Et comme toujours, de se concentrer sur la qualité de vos apports nutritionnels.

Nous avons des intestins d’herbivore

Étrange, vous avez dit étrange ? Pas tellement… Pour comprendre, il suffit de remonter un peu dans le temps. L’image de l’homme de Cro-magnon dévorant à belles dents un cuissot de gibier risque d’en prendre un coup, mais le régime de nos ancêtres était principalement composé de baies, fruits, racines et végétaux. En conséquence, le système digestif s’est adapté. Nous voilà donc dotés d’intestins d’herbivores, longs d’environ sept mètres contre deux mètres pour les carnivores.

Ainsi, ceux-ci n’ont aucun mal à rapidement recycler les apports nutritionnels de ce qu’ils ingurgitent, et en expulser les résidus… contrairement à nous. Le résultat est d’une logique implacable : une fois (difficilement) mastiquée, la viande que nous mangeons stagne dans nos longs intestins, notamment dans ses anses. Là, elle produit des putrescences et résidus qui peuvent s’avérer toxiques.

Les Français surconsommateurs de produits carnés

Malgré cela, nous sommes d’énormes consommateurs de produits carnés. En France tout particulièrement, avec en moyenne 96kg par an par adulte. Notre bol alimentaire est donc potentiellement déséquilibré. Et notre santé quotidiennement mise à l’épreuve. Et ce n’est pas la récente mode de remplacer la viande rouge par de la viande blanche qui peut changer la donne. Ainsi, nous mangeons en moyenne 25kg de viande blanche par adulte par an, contre 16kg en 1980. Dans le même temps, notre consommation de viande de bœuf a chuté de 33 à 26kg environ.

Cette subite volaille-mania n’enlève pourtant rien au fait que du point de vue de la toxicité pour l’organisme, viande rouge ou viande blanche c’est du pareil au même : trop en consommer est nocif.

Le danger de l’acidification du corps

Les protéines animales contiennent des minéraux comme le chlore, le phosphore, le soufre. Leur métabolisation produit des acides chlorydrique, phosphorique et sulfurique. Mais surtout, la décomposition des protéines produit de l’acide urique. Or, un excès d’acide urique dans le sang peut être à l’origine de pathologies comme la goutte.

Encore une fois, nous ne sommes pas des carnivores. Si eux disposent en grande quantité d’urase, l’enzyme essentielle pour traiter l’acide urique, ce n’est pas notre cas. Nous éprouvons donc énormément de difficultés à éliminer cette substance acidifiante potentiellement toxique pour notre organisme.

Notre corps est une horloge bien rodée. Aussi va-t-il tenter de compenser cet excès d’acide dans le sang, notamment en puisant dans notre stock de minéraux aux pouvoirs alcalinisants. En résultent de nombreux effets indésirables : grosse fatigue, problèmes rénaux, constipation, crampes, douleurs articulaires, aggravation de l’ostéoporose. À terme, ce sont vos dents et vos cheveux qui payent le prix.

Une rengaine trop bien connue par ceux qui succombent aux sirènes toxiques et mensongères des régimes hyperprotéinés.

Les régimes hyperprotéinés, une hérésie

23% de risques en plus de mourir prématurément par rapport au reste de la population. 14% de risques en plus de mourir d’une crise cardiaque, 28% d’un cancer. Ces chiffres édifiants n’émanent pas de l’imagination de quelque cerveau farfelu. Non. Ils émanent d’une très sérieuse étude publiée en 2010 par la revue américaine Annals of Internal Medecine, menée sur vingt ans, proposant un suivi de 130 000 personnes suivant un régime hyperprotéiné.

Pas besoin d’un long discours, les chiffres parlent d’eux même. Une question simplement : lorsque vous débutez ce type de régime, êtes-vous bien conscient de prendre un risque ?

Privilégiez la viande de qualité

Faut-il donc supprimer la viande de nos menus, la bannir à vie de notre régime alimentaire ? Non, bien sûr. Surtout lorsqu’on prend du plaisir à déguster un bon filet de bœuf. Se faire plaisir ne doit pas constituer un interdit. L’idée est d’éviter l’excès. D’autant qu’on trouve dans les produits carnés des nutriments utiles : le tryptophane, la lysine, la méthionine, la phénylalanine, la thréonine, la valine, la leucine ou encore l’isoleucine.

Une dernière chose : quitte à se faire plaisir, autant privilégier une viande de qualité. Si possible issue d’une bête issue de l’agriculture bio, qui a eu l’occasion de brouter l’herbe des pâturages, dont le régime alimentaire ne comporte pas de farines animales, et qu’on n’a pas dopée aux antibiotiques ou aux hormones de croissance. Des labels s’engagent d’ailleurs dans cette voie. C’est notamment le cas du label Bleu Blanc Cœur, établi par Pierre Weill.

Maintenant, c’est à vous de jouer. Vous avez le choix, vous connaissez les éléments. Aussi, au moment de faire vos courses, souvenez-vous que vous êtes bien plus qu’un simple consommateur. Vous êtes un « consommacteur », à même de choisir comment préserver sa santé et la merveilleuse mécanique de son corps.

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