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Interview d’Erwann Menthéour dans Ouest France

Portrait. Erwann Menthéour, du dopage à la leçon de bien-être

Ancien cycliste pro, il s’est sorti de l’enfer du dopage. Vivant. Tant et si bien qu’aujourd’hui, Erwann Menthéour prend soin de notre santé, de France 2 à sa société de remise en forme, en passant par ses écrits. Un grand écart parfaitement assumé.

Jeudi 8 janvier, l’actualité l’a percuté de plein fouet. Sitôt sa descente d’avion : « Je revenais d’un trekking de trois semaines au Népal, le pays de la non-violence. En apprenant l’horreur, j’ai pleuré pendant deux jours… »

Erwann Menthéour a séché ses larmes. Repris le cours de sa croisade contre les fléaux qui nous empoisonnent. Et nous emprisonnent. Consommer autrement. Cesser de gaspiller. Écouter son corps. « Décider d’aller bien » , résume ce natif de « Brest-même », en paraphrasant le titre de son dernier ouvrage (1) Lui jure qu’il est possible de scier les barreaux de la cage : « Les gens n’ont jamais manifesté une telle défiance vis-à-vis des élites, des multinationales.

Nous sommes libres de faire bouger les choses.

Menthéour propose des clés, quitte à enfoncer des portes ouvertes : « Je n’invente rien. Je veux juste rappeler que les initiatives citoyennes créent du lien. » Stéphane Bern : « Un être lumineux » Sur nos maux modernes, il pose des mots sensés. Prône l’exemplarité : « Pas question de zapper l’hypermarché. Mais on y évite les plats transformés. Et on fait l’effort de se tourner vers les circuits courts, en privilégiant nos paysans, nos maraîchers, nos éleveurs. »

L’alimentation est son dada : « Pourquoi acheter de la pâte à tartiner à nos enfants alors qu’on peut confectionner des pâtisseries en famille, le week-end ? » Il a aussi foi dans l’écologie, l’activité sportive, la relaxation. Passer en mode pause est si simple : « S’allonger 5 minutes chaque jour dans un endroit tranquille procure un bien immense … »

Erwann Menthéour, 41 ans, est un ami qui nous veut du bien. Utopiste mais lucide, passionnément. Philanthrope, mais pas que… Fitnext, sa petite entreprise parisienne de treize salariés, ne connaît pas la crise. Sa méthode de remise en forme individualisée via Internet revendique 15 000 abonnés et « une croissance à trois chiffres… »

De nouveaux marchés se profilent à l’étranger.

Il songe au running, prévoit des embauches, tout en cavalant, d’un rendez-vous à un plateau de télé. « C’est la course, sourit-il, la tignasse rebelle sur un visage d’éternel étudiant, mais je préfère ça. J’ai connu des périodes où le téléphone ne sonnait guère. » Voire plus du tout.

À 25 ans, il a bataillé avec l’étiquette de paria. Il était alors cycliste pro. Doué, mais devenu dopé. Maudites années 90 qu’il a dénoncées dans un ouvrage-confession, en bazardant son vélo au fossé. Le croiser, aujourd’hui, sur les sentiers du bien-être confine au paradoxe. Quoique : « Qui mieux que moi peut parler des excès, des limites, qu’un corps peut dépasser ? Si je n’avais pas souffert de troubles du comportement, je ne comprendrais pas aussi bien la souffrance des gens qui font appel à moi. » Comme le chat, il a connu sept vies. Plus ou moins. Ce matou finistérien est toujours retombé sur ses pattes.

Il s’est reconverti chanteur, s’est propulsé « tête d’affiche au Bataclan » Dévoré par la curiosité, il a mouliné des phrases dans un roman.

Puis a « appris à prendre la parole en public » Radio, télé, Menthéour passe la rampe. Plutôt bien. Stéphane Bern ne s’y est pas trompé, en lui confiant les clés d’une chronique dans son émission Comment ça va bien ? , sur France 2 .

« Même si je me fais l’avocat du diable et le pousse dans ses retranchements, il ne perd jamais le fil, apprécie l’animateur. C’est un merveilleux pédagogue, expliquant clairement les mécanismes de notre métabolisme autant que les dangers des produits qui nuisent à notre santé. » « Une grande gueule » Il y a du Nicolas Hulot et du Jean-Pierre Coffe dans ce lanceur d’alerte énergique.

Du premier, Erwann Menthéour a hérité d’une volonté d’éveiller les consciences ; du second, d’un besoin de ne pas rester muet.

« Grande gueule, oui ! L’enjeu, c’est l’avenir de notre planète. Les décideurs sont incapables de réagir, car trop pris par des conflits d’intérêt. Lors d’interviews pour mon livre, certains m’ont avoué leur difficulté à prendre des décisions. » Ce combat contre les pots de fer lui a valu de perdre des appels d’offre. Il a aussi refusé des marchés par souci d’éthique ».

Le Breton entêté défend des convictions. C’est un être lumineux et un formidable coach, traduit Bern, converti à la méthode Fitnext. Il prend parti contre la malbouffe, nous invite à des efforts pour augmenter notre potentiel santé. » Quoi de plus précieux, en réalité ? Il y a neuf mois, Pierre-Henri, son grand frère, a été emporté par un cancer. La perte de son « idole d’enfance », cameraman engagé et respecté, a réactivé la réflexion du cadet : « J’étais embarqué dans la croissance de ma start-up et j’ai réalisé qu’il y avait une part d’égoïsme. Je me suis posé. Et j’ai décidé de changer plein de choses dans ma vie. »

Et si on décidait de faire comme lui ? Photo : Daniel FOURAY. (1) Et si on décidait d’aller bien. Solar Éditions. 16,90 EUR. La reconversion de sportifs : notre dossier en page Sports.

Journal Ouest France

Jean-Pascal ARIGASCI.

 

Retrouvez l’interview d’Erwann Menthéour dans le journal Ouest France du 29 janvier 2015, consultable ici.

 

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