Si les alternatives et initiatives pour réduire l’importance de la viande dans notre quotidien ne font qu’augmenter, c’est bien parce qu’il y a une véritable prise de conscience sur la toxicité de la viande. En consommer moins, mais de meilleure qualité est une nécessité ! Fitnext vous explique pourquoi.

 

Une qualité de la viande qui régresse

On le sait, l’Homme n’est pas conçu pour avoir une alimentation carnée. Encore moins si l’on prend le temps de s’intéresser à la qualité de la viande que la plupart des êtres humains consomment. Et selon Jérôme Bernard-Pellet, médecin nutritionniste auteur de plusieurs œuvres sur le végétalisme, cette piètre qualité de viande qui a envahi nos assiettes est principalement dû à “l’émergence de l’agriculture intensive après la 1ère guerre mondiale.” Associé à “une baisse de la qualité de l’alimentation donné aux animaux, l’invention de l’élevage intensif a abouti à des travers tels qu’un déficit en omégas-3, en micronutriments (minéraux et vitamines) dans la viande et une dégradation de ses qualités gustatives”, nous explique-t-il.

L’évolution des propriétés nutritionnelles du poulet peut facilement en témoigner. Si le poulet a gagné près d’un tiers de son gras et 20 % de sodium, il apporte aujourd’hui deux fois moins de vitamines A. Un exemple parmi tant d’autres puisque, selon un rapport publié par l’association américaine Worldwatch Institute, la viande des animaux d’élevage est aujourd’hui plus grasse et moins riche en fer que les viandes qui sortaient des abattoirs en 1960.
“Cette évolution négative s’étant faite sur une longue période, les consommateurs se sont habitués petit à petit à la médiocrité de ce qu’ils mangent”, nous confie M.Bernard-Pellet.

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Des animaux nourris aux OGM

Aujourd’hui, c’est bien ce type d’élevage industriel qui domine. En France, c’est le cas de 60 % des bovins, 95 % des porcs et 90 % des volailles. Du moins, si l’on en croit les chiffres de viande.org. Des animaux parqués dans des endroits confinés, bourrés d’antibiotiques et qui sont nourris de céréales en provenance majoritairement d’Amérique du Sud, donc d’OGM.

Parce qu’il faut le savoir, ces céréales génétiquement modifiées ont besoin de produits phytosanitaires. Cela s’explique par le fait que ces céréales ont muté et sont devenus sensibles aux maladies et aux parasites. Vous l’aurez compris, c’est donc des céréales pleines de pesticides qui sont données à manger aux animaux que nous allons retrouver plus tard dans nos assiettes.

Ce n’est pas pour rien que le Centre International de Recherche sur le Cancer (CIRC) a déclaré en 2015 la viande rouge comme étant cancérigène probable. La viande transformée (charcuterie, saucisses, en conserve, etc…) étant classée cancérigène.

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Toxique également pour notre planète !

S’il est dans l’intérêt de notre santé de diminuer notre consommation de viande, c’est aussi dans celui de notre planète. Ce n’est un secret pour personne, le dérèglement climatique ne fait que s’accentuer au fil des années. En particulier à cause de l’émission de gaz à effet de serre qui a augmenté de 40 % en un demi siècle. Et notre consommation excessive de viande en est pour beaucoup.

En effet, selon un rapport publié en 2013 par la FAO (Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture), l’élevage et par conséquent, la production de produits carnés et lactés, sont responsables de 15 % des émissions de gaz à effet de serre (dont 9,5 % pour les bovins). Soit une part plus importante que celle des transports (voitures, avions, trains, etc…) qui est de 13,5 %.

L’impact de notre surconsommation de viande sur notre planète ne s’arrête pas là puisque la production de viande est extrêmement gourmande en eau. Pour vous donner un ordre d’idée, il faut 13 000 litres d’eau pour produire un kilo de bœuf, rien que ça. 4 800 litres pour un kilo de porc et 4300 litres pour un kilo de volaille. Sachant qu’un Français mange en moyenne 87 kg de viande (dont 23 kg de bovins, 29 kg de volailles et 32 % de porcs) par an selon France AgriMer, réduire votre consommation de viande paraît indispensable. Des chiffres également bien supérieures à la quantité d’eau nécessaire pour produire la même quantité de céréales comme le riz (1 400 litres) ou le blé (1 200 litres).

C’est ce que confirme Jérôme Bernard-Pellet. Selon ce dernier, notre consommation bien trop excessive de notre part “conduit à un gaspillage d’environ 90 % de ressources de tous types (terres arables, eau, électricité, pétrole, engrais, pesticides). Ce chiffre, qui n’est qu’une moyenne, varie selon les filières mais cela constitue une nuisance à l’environnement considérable.”

 

Ce n’est désormais plus un secret pour vous, notre consommation de viande doit être régulée. Pour vous orienter vers une alimentation beaucoup moins carnée, tournez-vous vers Fitnext qui propose de nombreuses alternatives végétales à travers les programmes nutritionnels Fitnext.