Des émotions dans l’assiette

Une assiette saine modifiera positivement vos émotions pour le reste de la journée.

Il faut absolument combattre le cloisonnement du savoir. Médecine, nutrition et activité physique sont des disciplines dont on ne peut nier qu’elles sont intimement liées. De même, la nutrition ne peut pas être départie de tout un aspect psychologique très fort.

On y prête rarement attention. Pourtant notre assiette fonde nombre de nos émotions. Nous pensons bien souvent que notre stress quotidien dépend de notre charge de travail, du métro qui n’arrive pas ou d’un imprévu de dernière minute. Seulement voilà, à bien y regarder, notre alimentation conditionne notre ressenti, notre stress, notre rapport avec les autres et nous-mêmes de façon souvent insoupçonnée.

Régime hypocalorique et frustration

Tout d’abord, c’est assez logique, la notion de frustration alimentaire influe énormément sur notre quotidien. C’est pourquoi une personne tentant de perdre du poids par l’intermédiaire d’un régime hypocalorique fait fausse route. Ce type de diète ne réussit qu’une chose : créer une sensation de faim permanente, et donc de la frustration accumulée. De quoi favoriser une irritabilité continue et surtout les craquages intempestifs. C’est alors la porte ouverte vers une consommation excessive d’aliments chargés de sucre blanc, doublée d’un sentiment de culpabilité immédiat. Outre l’aspect contre-productif de la chose d’un point de vue purement physique, on ne peut pas dire que ce type de démarche soit très bénéfique concernant la santé psychologique de l’individu. Or le bien-être commence dans la tête. Faire des écarts, lorsqu’on suit un programme détox ou même lorsqu’on s’alimente de façon saine, c’est s’assurer de ne jamais ressentir cette frustration, en plus de renforcer nos défenses.

Sucres simples et dopamine

Lorsque vous buvez une cannette de soda, que vous grignotez une barre de céréale industrielle, ou que votre enfant mange ses céréales de petit déjeuner, que se passe-t-il dans l’organisme ? Vous l’agressez violemment en le soumettant à un véritable shoot de sucre blanc. Un de premiers effets physiologique va être une sécrétion de dopamine. Cette hormone sécrétée par les neurones du cerveau fonctionne comme une récompense. C’est celle qui accompagne nos émotions les plus joyeuses, dans tous les compartiments de notre vie. Y compris de nos addictions. Le sucre nous rend heureux, et donc accros. Pourtant, gare à ses effets dévastateurs. Car tout ne s’arrête pas à cette simple décharge de dopamine. Ce sucre blanc va faire bondir votre glycémie. Le cerveau, va alors demander au pancréas de sécréter de l’insuline, qui pour faire baisser le taux de sucre dans le sang va le transformer en graisse. Voici au passage la cause majeure des kilos en trop. Dès lors votre glycémie va rapidement dégringoler, et votre cerveau, friand de sucre, va se retrouver en « manque » de glucose. Vous devenez irritable, de mauvaise humeur, très fatigué,  incapable de réellement vous concentrer ni de réfréner cette maudite envie de sucre… C’est l’hypoglycémie réactionnelle. Voyez comme ce qu’on pourrait prendre pour de simples confiseries influent sur nos émotions !

La digestion, quelle émotion !

Connaissez-vous le système nerveux sympathique ? Le système nerveux parasympathique ? Derrière ces mots un peu barbares se cache une réalité peu connue : nos émotions jouent sur la santé de nos intestins.

En période normale, c’est majoritairement le système nerveux parasympathique qui agit. Mais lorsque nous subissons une période de stress, de plus ou moins longue durée, c’est le système nerveux sympathique qui prend le relais. Au menu, décharges d’adrénaline, de noradrénaline, mais aussi ralentissement des fonctions digestives. Le corps oriente sa chimie et notamment le sang vers les muscles, plutôt que vers les organes digestifs. C’est la fameuse réponse « fight or flight » : combattre ou fuir. Le corps comprend l’arrivée d’un élément stressant perturbateur, et dans instinct primaire, s’arme pour répondre ou fuir.

Ainsi une période de stress prolongée peut nuire à votre assimilation des nutriments. Vos intestins ne fonctionneront plus à 100%, et vous ne pourrez plus jouir des apports nutritionnels de votre assiette. De même, votre transit peut être très perturbé.

Les intestins, parlons-en. Cet organe remplit bien plus qu’une simple fonction digestive. Sachez que c’est le siège d’environ 250 millions de neurones. Qu’il y a 7 fois plus d’informations qui partent de l’intestin pour aller au cerveau que l’inverse. Pas étonnant dès lors que l’intestin soit communément appelé « deuxième cerveau ». Vous l’aurez compris, un tel centre nerveux a forcément des implications sur notre activité émotionnelle.

C’est ce que nous ont appris les récentes études passionnantes concernant les neurotransmetteurs digestifs. Notamment la sérotonine. Celle-ci est majoritairement créée dans le tube digestif, et régule notre transit comme un métronome. Une fois son travail effectué, une partie de cette sérotonine passe dans le sang, direction le cerveau. Une fois arrivée, elle est utilisée par les neurones du cerveau pour influer sur notre humeur, ou encore notre sommeil. Aussi incroyable que cela puisse paraître, digestion et émotions sont donc directement liées. D’où l’importance de ne pas troubler sa digestion, et de réunir à chaque repas les conditions pour une digestion optimale.

Sommeil réparateur et digestion

Le sommeil réparateur possède une dimension absolument fondamentale dans la notion de bien-être. C’est le socle sur lequel on peut bâtir une bonne santé. La digestion ne doit en aucun cas jouer les trouble-fête. C’est pourquoi il faut tenter de diner léger, afin de laisser l’organisme s’orienter vers des fonctions de régénération la nuit, plutôt que de l’occuper à une digestion lourde de plusieurs heures. Celle-ci pourra dans le pire des cas troubler votre sommeil. Dans une moindre mesure, l’accumulation de ce genre de processus empêchera à terme votre organisme de récupérer, et de d’aborder les nouvelles journées avec tonus. C’est alors un cercle vicieux qui s’installe. Aussi, deux règles simples à respecter : espacer l’heure du coucher et l’heure de la fin du diner d’au moins 1h30, et éviter glucides et lipides en trop grande quantité le soir venu. Faites la part belle aux légumes verts !


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