Les pesticides, fléau moderne

Les abeilles, premières victime de l'utilisation des pesticides.

Nous sommes de plus en plus nombreux à nous méfier des produits phytosanitaires (les pesticides dans le langage courant). Ce sont des produits chimiques ajoutés aux denrées qui se retrouvent dans nos assiettes, et figurez-vous que l’agriculture française en est l’une des plus grosses consommatrices au monde.

Les pesticides : pour quoi faire ?

Après la seconde guerre mondiale, la population française ne cesse d’augmenter. Qui dit hausse de la démographie dit hausse de la demande : il faut nourrir plus de monde en produisant d’avantage. Comment ? En augmentant les surfaces cultivées et en augmentant les rendements.
Ainsi, l’agriculture française change de visage. Les exploitations deviennent de plus en plus grandes et les agriculteurs eux-mêmes se sont mis à utiliser des engrais artificiels pour enrichir les sols en sels minéraux. Cela a permis d’accélérer la croissance des plantes et pour protéger leurs cultures, les agriculteurs ont commencé à utiliser des pesticides. Les hommes s’émerveillent devant les pouvoirs de la chimie.
Tout d’abord, des herbicides pour éliminer les mauvaises herbes. Puis des insecticides, pour batailler contre les insectes qui peuvent parfois anéantir les cultures. Enfin, des fongicides, pour éviter le développement des champignons qui peuvent provoquer des maladies sur les plantes.
Ainsi, grâce à tous ces traitements, l’objectif a été accompli, à savoir l’augmentation de la production.
Seulement voilà, dès les années 1960, des scientifiques dénoncent les ravages de certains pesticides. Un peu plus tard, ce sont les engrais qui sont accusés de polluer les rivières. Certains de ces pesticides et engrais commencent à se faire interdire, et c’est en 2007 que la France s’est donné comme objectif de réduire de moitié l’usage des pesticides (mais sans se fixer de délai précis).

Les pesticides contre-productifs

Généralement, les pesticides sont surtout utilisés pour combattre les insectes ravageurs. Ce sont des produits neurotoxiques qui bloquent le système nerveux, et l’insecte paralysé finit par mourir. Seulement, sur une population d’insectes, il y en a toujours quelques-uns qui possèdent un patrimoine génétique légèrement différent, ce qui leur permet de résister à l’insecticide.
La première année, les conséquences sont visibles car la plupart des insectes sont détruits. Seuls les plus résistants survivent parce qu’ils ont des gènes plus forts ou alors qu’ils n’ont tout simplement pas été touchés par le produit. Seulement au bout de quelques semaines, les larves vont se transformer en papillons. Puis les papillons résistants vont se reproduire, et transmettre le gène de la résistance. L’année suivante, une fois que les femelles ont pondues, le nombre d’insectes résistants a augmenté et l’insecticide est moins efficace. Ainsi, l’impact des ravages sur les cultures est plus important. Au fil du temps, le nombre d’insectes résistants ne cesse d’augmenter, et à terme, l’insecticide ne protège plus les cultures. Pour de nouveau lutter contre ces ravageurs, l’agriculteur va devoir utiliser un nouvel insecticide, qui lui aussi atteindra ses limites au bout de quelques années.
C’est exactement la même chose pour les fongicides et les herbicides.

Les abeilles comme premières victimes

Quoi qu’il en soit, les pesticides sont mauvais pour la nature. Les grandes victimes collatérales de ces produits dangereux sont les abeilles. Le problème est que les abeilles jouent un rôle très important : ce sont des pollinisateurs. Elles facilitent la reproduction des végétaux en passant d’une fleur butinée à une autre. Au début de l’été, de nombreux ruchers ne produisent pas un seul gramme de miel. Deux phénomènes expliquent ce problème : tout d’abord, il y a une diminution de la population mondiale des abeilles, qui serait due à la fois au réchauffement climatique, mais également aux pesticides qui soit les tuent ou du moins fragilisent leur organisme qui par la suite les rend vulnérable à certaines maladies.
Deuxième phénomène : il y a eu plusieurs grosses mortalités d’abeilles du jour au lendemain et à chaque fois, la date correspond à la mise sur le marché d’un nouveau pesticides

Les risques élevés pour notre santé

Que risque-t-on si nous ingurgitons des résidus de pesticides ?
Il existe deux types de molécules toxiques : les unes solubles dans l’eau, les autres solubles dans la graisse. Toutes les molécules toxiques qui pénètrent dans l’organisme font obligatoirement un détour par le foie ou les reins. Les résidus solubles dans l’eau sont envoyés vers la vessie et ensuite évacués dans les urines ou par la transpiration. Les autres sont transformés via un processus physique dans notre corps et disparaissent de manière naturelle.
Seulement, certains résidus ne suivent pas tout à fait le même chemin. Ils arrivent à passer à travers les mailles du filet de nos défenses immunitaires, et vont se cacher dans les cellules graisseuses de notre organisme. Même s’il y a des soldas dans nos cellules graisseuses qui sont présents pour détruire ces résidus, d’autres passent une nouvelle fois entre les mailles des filets et s’accumulent. Le souci c’est qu’en s’accumulant, c’est molécules peuvent provoquer dans certains cas des maladies comme des problèmes de fertilité ou augmenter le risque de cancers.

Au final, pas facile d’y voir claire dans ce nuage de pesticides. Les agriculteurs ne peuvent plus s’en passer, les scientifiques ont souvent ni le temps ni l’argent de les étudier et les fabricants quand à eux, sans trop se soucier des risques pour notre santé, font tout pour continuer à les vendre.
Enfin, pensez à bien rincer et éplucher les fruits et légumes que vous consommez.
Une autre solution : les produits bio. Avec l’agriculture biologique, il n’y a pas de pesticides chimiques, donc pas de risque pour votre santé.


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